Indus Valley Civilization

Mandawa, Rajasthan, India, December 2017.

Pottery design in 2017 CE.

Kalibangan, Rajasthan, India, December 2017.

Pottery design in 3600 BCE.
(Kalibangan Museum, Pre-Harappa pottery)

Mandawa, Rajasthan, India, December 2017.

Potter Narayan Marwal is still wheeling by hand and using the same free hand strokes technique to decorate pots as 5.5 millennia ago. Le potier Narayan Marwal tourne toujours à la main et utilise la même technique de coups de pinceaux libres pour décorer les pots qu’il y a 5,5 millénaires.

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Besides the Venezuelan Tepuys, the Indus Valley is another region that fascinates me – the names of Harappa and Mohenjo Daro (now in Pakistan), have always seemed mythical, the two most famous cities in one of the oldest civilizations, alongside Mesopotamia and Egypt, with its peak between 2500 and 2000 BCE.

Besides being by far the most extensive of the three, from the north of Afghanistan to the west of India covering a good part of Pakistan, the Harappan or Indus Valley civilization has several “first ”: hygiene and the sewage and drainage system; urban planning (no less than two millennia before the Greek architect-planner Hippodamos of Miletus); the oldest plowed agricultural field (around 2800 BC) ever revealed by an excavation; the Harappans were the first to use complex strategies of multiple cultures during the two seasons, as well as a process of domestication of a totally different rice in ancient South Asia, based around the wild species Oryza nivara; new metallurgical techniques of copper, bronze, lead and tin products; transport by wheel, not Sumer in 3500 BCE (but this is more difficult to determine). I will end with an original superlative: in contrast to the two other civilizations of the time, Mesopotamia and Egypt – and, I would add, with most of the world’s civilizations – there is no conclusive evidence of palaces or temples – no kings, armies, or priests.

À part les Tepuys vénézuéliens, la vallée de l’Indus est une autre région qui me fascine – les noms de Harappa et Mohenjo Daro (aujourd’hui au Pakistan), m’ont toujours semblé mythiques, les deux villes les plus connues d’une des plus anciennes civilisations, on la met aux côtés de la Mésopotamie et de l’Egypte, avec son apogée entre 2500 et 2000 avant notre ère.

Outre d’être de loin la plus étendue des trois, du nord de l’Afghanistan jusqu’à l’ouest de l’Inde en couvrant une bonne partie du Pakistan, la civilisation harappéenne ou de la Vallée de l’Indus a plusieurs “premières”: l’hygiène et le système d’égouts et de drainage; l’aménagement urbain (rien moins que deux millénaires avant l’architecte-planificateur grec Hippodamos de Milète); le plus ancien champ agricole labouré (environ 2800 av. J.-C.) jamais révélé par une fouille, ils ont été les premiers à utiliser des stratégies complexes de cultures multiples au cours des deux saisons, ainsi qu’un processus de domestication du riz totalement différent dans l’ancienne Asie du Sud, basé autour de l’espèce sauvage Oryza nivara; de nouvelles techniques de métallurgie et produits du cuivre, du bronze, du plomb et de l’étain; le transport par roue, et non pas Sumer en 3500 avant notre ère, (mais ceci est plus difficile à déterminer). Je terminerai avec un superlatif original: par contraste avec les deux autres civilisations de l’époque, la Mésopotamie et l’Egypte – et, ajouterais-je, avec la plupart des civilisations mondiales – Il n’y a aucune preuve concluante de palais ou de temples – ni de rois, d’armées ou de prêtres.

En route to Kalibangan, Rajasthan, India, December 2017.

On the Indus Valley roads in 2017 CE. Sur les routes de la vallée de l’Indus en 2017 CE.

Kalibangan, Rajasthan, India, December 2017.

On the Indus Valley roads in 3600 BCE. Sur les routes de la vallée de l’Indus en 3600 BCE.
(Kalibangan Museum, Pre-Harappa pottery)

For some people, transportation has not changed much in 5.5 millennia. Tires have replaced wood, and camels oxen. Actually some things have gotten worse. “The ancient Indus systems of sewerage and drainage that were developed and used in cities throughout the Indus region were far more advanced than any found in contemporary urban sites in the Middle East and even more efficient than those in many areas of Pakistan and India today.”
[Morris, A.E.J. (1994). History of Urban Form: Before the Industrial Revolutions (Third ed.). New York: Routledge. p. 31. ISBN 978-0-582-30154-2]

Pour certaines personnes, le transport n’a pas beaucoup changé en 5,5 millénaires. Les pneus ont remplacé le bois et les chameaux les bœufs. En fait, certaines choses ont empiré. «Les anciens systèmes d’égouts et de drainage de l’Indus qui ont été développés et utilisés dans les villes de la région de l’Indus étaient beaucoup plus avancés que ceux que l’on trouve dans les sites urbains contemporains du Moyen-Orient et encore plus efficaces que ceux de nombreuses régions du Pakistan et de l’Inde aujourd’hui. “

Gonur Depe, Mary-Merv, Turkmenistan, September 2008.
Ancient waste water pipes. Ancienne canalisation.
Kashmore, Indus Valley, Pakistan, October 1994.

A well on the 1500 km of hard road (30 hours by public bus) from Islamabad to Karachi, along the Indus river. We are not far from Dera Bugti, a town in the Sulaiman range of Baluchistan where the French Paleontological Mission in partnership with the Pakistan Museum of Natural History found, between 1994 and 2004, 20,000 fossils of mammals on a surface of only 200 square meters, “The best bone deposits exposed on Earth” including remains of a male and female Baluchitherium, “A very rare event in paleontological discoveries”

Un puits sur les 1500 km de route dure (30 heures en bus public) d’Islamabad à Karachi, le long de l’Indus. Nous ne sommes pas loin de Dera Bugti, une bourgade dans la chaîne Sulaiman du Baloutchistan où la Mission Paléontologique Française au Balochistan en partenariat avec le Pakistan Museum of Natural History a trouvé, entre 1994 et 2004, 20.000 fossiles de mammifères sur une surface de seulement 200 mètres carrés, “Les meilleurs gisements d’os exposés sur Terre” y compris les restes d’un Baluchitherium male et femelle, “Un événement très rare dans les découvertes paléontologiques”

Baghvan, Rajasthan, India, December 2017.

And bricks are still a major production of the former Harappan region. Et les briques sont toujours une production importante de l’ancienne région harappéenne.

Even bricks had standard dimensions in this highly developed civilization: the “proportion of the Indus” of 4: 2: 1 (length, width, height), with an exception 20 × 20 × 10 cm at Kalibangan. They used the “English bond”, i.e. the way of laying the bricks “with alternating layers on the long side and on the short side (header). This gave maximum strength and load capacity to the wall. Many researchers suggest that ‘English bond’ should be replaced by the term ‘Indus bond’ because of its origin and much older use.
[An Introduction to the Indus Valley Civilization, Sanjib Kumar Singh & Gunjan Kumar Srivastava, National Museum, New Delhi, 2015, p83]

Même les briques avaient des dimensions standard dans cette civilisation très développée: la «proportion de l’Indus» de 4: 2: 1 (longueur, largeur, hauteur), à l’exception de 20 × 20 × 10 cm à Kalibangan. Ils utilisaient l’”appareil anglais” (“English bond”), c’est-à-dire la façon de poser les briques «avec des couches alternées sur le côté long (stretcher) et sur le côté court (header). Cela donnait une résistance et une capacité de charge maximales au mur. De nombreux chercheurs suggèrent que “English bond” devrait être remplacé par le terme «Indus bond» en raison de son origine et de son utilisation beaucoup plus ancienne.

Kalibangan, Rajasthan, India, December 2017.
Nomads on this major ancient Harappan site. Des nomades sur cet ancien site Harappa.
Nohar, Rajasthan, India, December 2017.
Animals on another ancient Harappan site.

In search of other vestiges of the ancient Harappan civilization, we were in open sandy fields with the same dry vegetation and the same mounds, but also several embankments, these could have been ancient walls. We frightened a family of Nilgaut antelopes (Boselaphus tragocamelus), the male with its blue-gray coat (hence its local name, Nilgai, blue bull) looking at us with distrust while the female blondes and the young fled . A rare peasant, all smiles and dressed in white, seated in a furrow confirmed that a few years ago a team had come and found very many fragments of pottery.

A la recherche d’autres vestiges de l’ancienne civilisation harappéenne, nous étions en pleins champs sablonneux avec la même végétation sèche et les mêmes monticules, mais aussi plusieurs remblais, cela aurait pu être des murs anciens. Nous avons effrayé une famille d’antilopes Nilgaut (Boselaphus tragocamelus), le mâle avec son pelage bleu-gris (d’où son nom local, Nilgai, taureau bleu) nous regardant avec défiance pendant que les blondes femelles et les petits s’enfuyaient. Un rare paysan, tout souriant et de blanc vêtu, assis sur un sillon a confirmé qu’il y a quelques années une équipe était venue et avait trouvé de très nombreux fragments de poterie.

Nohar, Rajasthan, India, December 2017.
Lunkaransar, Rajasthan, India, December 2017.

Hundreds of very graceful Demoiselle Cranes (Grus virgo) graced our way through the great Thar desert. We suddenly saw them on our right on the way to Bikaner, feeding in the big salt lake of Lunkaransar. A lake that was supposed to have dried up around 3500 BC according to paleontologist botanist Gurdip Singh who studied the pollen remains of this lake and two others by making a precipitation profile from 8000 to 1500 BC.

Des centaines de très graciles Grues demoiselle (Grus virgo) ont honoré notre chemin à travers le grand désert Thar, nous les avons vues tout à coup sur notre droite en route vers Bikaner, posées dans le grand lac salé de Lunkaransar. Un lac qui était censé s’être asseché vers 3500 avant notre ère selon le paléontologue botaniste Gurdip Singh qui a étudié les restes de pollen de ce lac et de deux autres en faisant un profil des précipitations de 8000 à 1500 avant notre ère.
[An Introduction to the Indus Valley Civilization, Sanjib Kumar Singh & Gunjan Kumar Srivastava, National Museum, New Delhi, 2015, p29]

Kot Addu, Punjab, Pakistan, October 1994.

Harvesting the fields, about 5 km from the Indus River in the countryside of this large town (over 100,000 people) right in the middle of the Indus Valley, about 200 m west of Harappa.

Kot Addu, Punjab, Pakistan, October 1994.

A tailor made me a white shalwar kamiz, complete with noble stripes which vary according to the tribes. We spent a couple of days with the Doctor we had met on the train, eating only with the men of the house, before taking another train which took us to Islamabad where we arrived our face and shalwar kamiz black from the steam.

Gonur Depe, Mary-Merv, Turkmenistan, September 2008.

Called “Brown Hill”, Gonur Depe used to be the capital of the Bactria Margiana Archaeology Complex that thrived in 2400–1600 BCE over modern-day Afghanistan, Turkmenistan, and Uzbekistan, and had trading relations with the Indus Valley civilization, 1,500 km to the south, across the mighty Hindu Kush mountain range.

Appelée «Colline Brune», Gonur Depe était la capitale du complexe archéologique de Bactriane Margiane qui a prospéré en 2400-1600 avant notre ère sur l’Afghanistan, le Turkménistan et l’Ouzbékistan d’aujourd’hui, et avait des relations commerciales avec la civilisation de la vallée de l’Indus, à 1500 km au sud, par-delà la grande chaîne de montagnes Hindu Kush.

Gonur Depe, Mary-Merv, Turkmenistan, September 2008.

This eastern part of the Karakum desert has even less features than in the west, yet it has some charm, these pale green saxicoli shrubs we had seen in the Sahara, small bumps of sand – you can’t call them dunes – the immensity of it all, the stillness in the early morning.

Cette partie orientale du désert de Karakum a encore moins de caractéristiques qu’à l’ouest, mais elle a du charme, ces arbustes saxicolis vert pâle que nous avions vus au Sahara, de petites bosses de sable – on ne peut pas les appeler des dunes – l’immensité de tout cela, le calme au petit matin.