Costa Rica

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Monteverde Cloud Forest Biological Reserve, Costa Rica, January 2016.

We were very surprised to find the same poverty and rundowness in Costa Rica as elsewhere in Central America, in spite of it being overwhelmingly European. Save of course for the 34+ national parks which were mostly touristy enclaves. That had actually struck us as soon as the boat dropped us on the middle continent and we drove to Panama City: same rickety buses and winding roads as in our El Salvador, a striking difference from the modernity and easiness of moving around South America. Seems like the Darien Gap is really a barrier to another world. Here we were in the Gringo backyard, with its harmful influence everywhere.

Nous avons été fort surpris de voir la même pauvreté et le même délabrement au Costa Rica qu’ailleurs en Amérique centrale, en dépit de sa renommée d’être essentiellement européen. Sauf bien sûr les 34+ parcs nationaux qui étaient pour la plupart des enclaves touristiques. Cela nous avait frappé dès que le bateau nous a déposés sur le sol panaméen et que nous avons pris le chemin de la capitale: mêmes autobus branlants et routes sinueuses que dans notre El Salvador, une différence frappante par rapport à la modernité et à la facilité de déplacement en Amérique du Sud. On dirait que le Darien Gap est vraiment une barrière entre deux mondes différents. Nous étions ici dans l’arrière-cour des Etats-Unis, avec leur influence néfaste partout.

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Monteverde Cloud Forest Biological Reserve, Costa Rica, January 2016.

So much, that the five Central American countries are more separate – and bureaucratic – than ever. On the Panamanian-Costa Rican border, we bumped again into the Canadian-Filipino duo. Despite the many warnings on the internet, they did not have an “onward ticket”, so they were stopped. In none of the ten countries of South America were we asked anything other than our passport. In Panama, Costa Rica, and Nicaragua, we had to prove that we were going to leave the country, plus show a vaccination certificate against yellow fever. By chance I had taken ours and, more luck, we made them in 2006 before going to the Sahara and it is valid for ten years.

Tellement que les cinq pays d’Amérique centrale sont plus séparés – et bureaucratiques – que jamais. À la frontière entre le Panama et le Costa Rica, nous sommes de nouveau tombés sur le duo canado-philippin. Malgré les nombreux avertissements sur internet ils n’avaient pas de “onward ticket”, alors ils ont été bloqués. Dans aucun des dix pays d’Amérique du sud on ne nous a demandés autre chose que notre passeport. Au Panama, Costa-Rica et Nicaragua, on devait prouver que nous allions sortir du pays ainsi que montrer un certificat de vaccination contre la fièvre jaune. Par hasard j’avais pris les nôtres et, autre hasard, on les avait faites en 2006 avant d’aller au Sahara et c’est valide dix ans.

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Monteverde Cloud Forest Biological Reserve, Costa Rica, January 2016.  The xxxx. La fin d’encore un dur jour pour le rédempteur.

Total idiocy as most bureaucracies are, whose purpose is designed by narrow minded servants to annoy the citizens. First they asked to see Blanca’s certificate when we were leaving Panama, not entering. Moreover, they did not ask me for anything at all, probably bent on annoying their own kind. As for the “onward ticket”, the duo solved the problem by buying two overpriced tickets from an international bus driver. Others are smarter and print a fictitious air ticket.

Ineptie complète comme le sont la plupart des bureaucraties, conçues par des fonctionnaires à l’esprit étroit dans le but d’embêter le plus possible les citoyens. D’abord, c’est en sortant du Panama qu’on a demandé à Blanca de voir le certificat (si on sort du pays, ils devraient s’en foutre qu’on ait été malade ou pas). De plus à ce même poste à moi on ne m’avait rien demandé du tout. Ils préfèrent sans doute embêter leur propre race. Quant au “onward ticket”, le duo a résolu le problème en achetant deux billets surfaits à un chauffeur de bus international. D’autres sont plus malins et impriment un billet d’avion fictif.

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Monteverde Cloud Forest Biological Reserve, Costa Rica, January 2016.  The xxxx. La fin d’encore un dur jour pour le rédempteur.

Same human comedy with the luggage. Having left Panama City at midnight we arrived at the Costa Rican border at 5am but we had to wait until customs officers wake up after 6am (throughout South America the borders are open 24 hours a day). I don’t know why the bus had driven so fast if it was to wait for an hour. The driver woke us up at 5am with instructions. After waiting for an hour on our seats, we had to take all our luggage with us. You can imagine the mayhem, about fifty people jostle to find their suitcases and bags in the hold. Behind, two other buses do the same. Then we all rush to a small room where a customs officer packs us up, and then he shuts the door. I felt like I was in a gas chamber, full of people half-awake and worried, with their suitcases. There were two tables and two customs officers who told us to open our luggage. There was a general hustle and bustle, to the point that I simply pushed our luggage to the exit without presenting them. The customs officer looked like he could not have cared less. We put the luggage back in the hold and lined up outside for passport control which took forever.

200 meters further afield, same comedy on the Costa Rican side, except that we start with passport control and that there is only one window open for all the international buses that have now accumulated. Then luggage out of the hold, I show half of ours, and we board again. All in all, it took us almost 4 hours to cross this border, in a region that aspired (too long ago) to become a Central American union …

Pareille comédie humaine avec les bagages. Partis de Panama City à minuit on arrive à la frontière costa-ricaine à 5h du matin, mais on attend jusqu’à ce que les douaniers se réveillent vers 6h (dans toute l’Amérique du sud les frontières sont ouvertes 24h sur 24). Je ne sais pas pourquoi le bus avait foncé si vite si c’était pour attendre une heure. Le chauffeur nous a reveillés à 5h avec des instructions. Après avoir attendu une heure sur nos sièges, on doit sortir tous les bagages. Tu vois le topo, une cinquantaine de personnes se bousculent pour retrouver leurs valises et sacs dans la soute. Derrière, deux autres bus font pareil. Et ensuite on se précipite vers une petite salle où un douanier nous fait entasser, et puis il ferme la porte. J’avais vraiment l’impression d’être dans une chambre à gaz, pleine de gens à moitié-éveillés et inquiets, avec leurs valises. Il y avait deux tables et deux douaniers nous ont dit de présenter nos bagages dessus. Tohu-bohu général, au point que j’ai poussé nos bagages vers la sortie sans les présenter. Le douanier avait l’air de s’en fiche royalement. On remet les bagages dans la soute et fait la file dehors pour le contrôle des passeports.

200 mètres plus loin, rebelote côté costa-ricain, sauf qu’on commence par le contrôle des passeports et qu’il y a seulement un guichet ouvert pour tous les bus internationaux qui se sont accumulés. Ensuite bagages hors de la soute, je montre la moitié de nôtres, et on remonte à bord. En tout, près de 4 heures pour passer cette frontière, dans une région qui aspirait (il y a trop longtemps) à devenir une union centro-américaine…

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Monteverde Cloud Forest Biological Reserve, Costa Rica, January 2016.  The xxxx. La fin d’encore un dur jour pour le rédempteur.

Identical scene to enter Nicaragua, we got out everything and I showed nothing. We would have hoped something better from a self-labeled popular government, the same Daniel Ortega, who was coordinator of the Sandinista junta after the 1979 revolution, is president. Worse still entering El Salvador, another so-called leftist government. They are smarter, passport control is done inside the bus, but soon we were both called out along with a young Moroccan woman whom they thoroughly interrogated, terrorism oblige! I suppose they saw all the stamps in our passports. We took out our luggage and brought them in a big machine that engulfed them, to the point that one of our bags remained stuck. The “anti-narco” uniformed gorilla got inside to retrieve it. He asked me to open a bag, the object of his and his colleagues’ intense interest were … books, including travel guides that he turned on all sides. I guess they are more used to seeing traditional cakes, cigarettes, and designer clothes in luggage.

Scène identique pour entrer au Nicaragua, on sort tout et je ne montre rien. On aurait espéré autre chose d’un gouvernement dit populaire – c’est le même Daniel Ortega, coordinateur de la junte sandiniste après la révolution de 1979, qui est président. Pire encore en entrant au El Salvador, un autre gouvernement dit de gauche. Ils sont plus malins, le contrôle des passeports se fait à l’intérieur du bus. Mais bientôt on nous appelle tous les deux ainsi qu’une jeune Marocaine qu’ils ont drôlement cuisiné, terrorisme oblige ! Je suppose qu’ils ont vu tous les tampons dans nos passeports. On sort nos bagages et les amène dans une grosse machine qui les engloutit, au point qu’un de nos sacs reste coincé. Le gorille en uniforme “anti-narco” doit entrer dedans pour le dégager. Puis grosse question, on me demande d’ouvrir un sac, l’objet de leur intérêt intense sont des … livres, notamment des guides de voyage que le type retourne dans tous les sens. Je suppose qu’ils sont plus habitués à voir des fromages, gâteaux typiques et vêtements de marque dans les bagages.

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San José, Costa Rica, January 2016.  The xxxx. La fin d’encore un dur jour pour le rédempteur.

Sad. As I was saying, from their independence from Spain in 1821 and until 1841 the whole region was part of the United Provinces of Central America. Now these five brotherly countries are more divided than the Southern American nations. The Central American conservatives much feared the union and they had the support of the Catholic Church and the land oligarchy, and of the United States.

Triste. Comme je disais, à leur indépendance de l’Espagne en 1821 et jusqu’en 1841 toute la région faisait partie des Provinces unies du centre de l’Amérique. Maintenant ces cinq pays frères sont plus divisés que les nations du sud. Les conservateurs centroaméricains craignaient beaucoup l’union et ils avaient le soutien de l’église catholique et de l’oligarchie terrienne, et des Etats-Unis.

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