Chile

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Valparaiso, Chile, September 2015.

In our mind Chile will be forever associated with Salvador Allende and the horrific overthrow of his socialist government and of the rule of law. We definitely went to Valparaiso, the seat of the Chilean Navy, the birthplace of dictator and coup leader Augusto Pinochet, and the city where the coup d’état started at 7 a.m. on 11 September 1973. Once a major port, it lost its importance after the opening of the Panama canal in 1914, yet it remains the main container and passenger port in the country, transferring 10 million tons annually, and serving about 50 cruises and 150,000 passengers…

Dans notre esprit, le Chili sera toujours associé avec Salvador Allende et l’horrible renversement de son gouvernement socialiste et de l’état de droit du pays. Nous nous sommes certainement rendus à Valparaiso, siège de la marine chilienne, lieu de naissance du dictateur et dirigeant du coup Augusto Pinochet, et la ville où le coup d’Etat a commencé le 11 septembre 1973 à 7 heures. Le port, toujours très actif, a perdu de son importance après l’ouverture du Canal de Panama en 1914.

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Santiago, Chile, September 2015.

The Manuel Rodríguez Patriotic Movement (MPMR) who led the armed struggle against the military dictatorship, famous for its assassination attempt against Pinochet in 1986, and the Movement of Settlers in Struggle (MPL, Movimiento de Pobladores en Lucha), who fight for social justice including decent habitat, celebrate the anniversary of the 4 September 1970 electoral victory of Salvador Allende by its statue, behind the Palacio de La Moneda.

Le Mouvement patriotique Manuel Rodríguez (MPMR) qui a mené la lutte armée contre la dictature militaire, connu pour sa tentative d’assassinat contre Pinochet en 1986, et le Mouvement des résidents en lutte (MPL, Movimiento de Pobladores en Lucha), qui ouvrent pour la justice sociale y compris un habitat décent, célèbrent l’anniversaire de la victoire électorale du 4 septembre 1970 de Salvador Allende devant sa statue, derrière le Palacio de La Moneda.

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Valparaiso, Chile, September 2015.

The city is a mix of once beautiful buildings from its golden age (1848-1914) when waves of European immigrants came in, and older quasi-houses. A dozen funiculars link the sea-level part of the city with the surrounding slopes. And dozens of artists decorate the building walls.

La ville est un mélange d’anciens bâtiments magnifiques datant de son âge d’or (1848-1914), quand des vagues d’immigrants européens arrivaient, et de vielles baraques. Une douzaine de funiculaires relient le bas de la ville aux pentes environnantes. Et des dizaines d’artistes décorent les murs des immeubles.

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Santiago, Chile, September 2015.  Palacio La Moneda, seat of the president of he Republic. Siège du président de la république.

The Palacio de La Moneda had to be rebuilt after Colonel Lawrence A. Corcoran, a U.S. Defense Intelligence Agency officer and Air Attaché at the U.S. Embassy in Santiago between 1964 and 1976 allegedly paid $50,000 dollars per piece for the 17 missiles used by two Hawker Hunter fighter aircrafts from the Chilean air force – refurbished and sold by Britain – to bombard its own president. Not only the physical structure changed. Bombing La Moneda meant the destruction of a democratic government and the imposition of a neoliberal system set up by Nixon, Kissinger, and economist Milton Friedman that lasts until the present. Forty years after the coup, Chile has “the widest gap between rich and poor among the 34 countries of the Organization for Economic Co-operation and Development”. Friedman called it the “Miracle of Chile”.

At the political level, in the first months after the coup d’état, the military and death squads imprisoned 40,000 political enemies in the National Stadium, and tortured, killed or disappeared thousands of progressives, the most notable being – after Salvador Allende himself – Chilean songwriter Víctor Jara, British physician Sheila Cassidy (who survived to publicize to the UK the human rights violations in Chile), Alberto Bachelet (father of future Chilean President Michelle Bachelet), and U.S. citizens Charles Horman and Frank Teruggi.

Le Palacio de La Moneda a dû être reconstruit après que le colonel Lawrence A. Corcoran, officier de la U.S. Defense Intelligence Agency et Attaché de Défense Adjoint – Air à l’ambassade des Etats-Unis à Santiago entre 1964 et 1976, aurait payé 50 000 dollars par pièce pour les 17 missiles utilisés par deux Hawker Hunter, des avions de combat de l’armée de l’air chilienne – remis à neuf et vendus par la Grande-Bretagne – pour bombarder son propre président. Non seulement la structure du bâtiment a changé. Le bombardement de La Moneda signifiait la destruction d’un gouvernement démocratique et l’imposition d’un système néolibéral mis en place par Nixon, Kissinger et l’économiste Milton Friedman lequel dure jusqu’à présent. Quarante ans après le coup d’État, le Chili a «l’écart le plus important entre les riches et les pauvres parmi les 34 pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques». Friedman l’a appelé le “miracle du Chili”.

Sur le plan politique, dans les premiers mois qui ont suivi le coup d’État, l’armée et les escadrons de la mort ont emprisonné 40 000 ennemis politiques dans le stade national et ont torturé, tué ou disparu des milliers de progressistes, les plus notables étant – après Salvador Allende lui-même – le compositeur chilien Víctor Jara, la médecin britannique Sheila Cassidy (qui a survécu pour dénoncer au Royaume-Uni les violations des droits humains au Chili), Alberto Bachelet (père de la future présidente chilienne Michelle Bachelet) et les citoyens étatsuniens Charles Horman et Frank Teruggi.

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