Bolivia

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Potosi, Bolivia, November 2015.  Mining the Cerro Rico. Dans la mine du Cerro Rico.

He may be smiling but there is nothing to rejoice about being ten hours a day in a dark tunnel, carrying 40-kilo bags of earth, the face covered by dust, minerals, sweat, expecting to die from silicosis before they retire. The “Mountain that eats men” earned its name for the 6 million who have died, according to Uruguayan writer Eduardo Galeano, in the 500 years of constant mining for the silver, tin and zinc. Now four miners die on average every month. Apart from disease, there is the risk of crumbling as the peak of the mountain is caving in. In 2014, UNESCO – who had named it a world heritage site in 1987 – added Cerro Rico and Potosí to its list of endangered sites, owing to “uncontrolled mining operations” that risk “degrading the site”.

Their mouth filled with coca leaves as a stimulant, and against hunger, pain, and fatigue, miners are not talkative. When I told them my father had worked for two years in a coal mine in Belgium to pay for his engineering studies, coming from Greece right after WWII, they did not react, but simply asked if I worked in a mine and if I had money. A jovial driver, however, told me that he is waiting for the price of raw materials to shoot back up to return to the mine because it pays much more than a taxi. Yet, out of 15,000 toiling there, no ordinary worker gets rich. Despite the great wealth Cerro Rico brought to kings and industrialists, the department of Potosi remains one of Bolivia’s poorest.

Il sourit, mais il n’y a rien de réjouissant à passer dix heures par jour dans un tunnel sombre, transportant des sacs de 40 kilos de terre, le visage recouvert de poussière, de minéraux, de sueur et s’attendant à mourir de silicose avant de prendre sa retraite. La «Montagne qui mange les hommes» a valu son nom aux 6 millions de personnes qui sont décédées dans les mines, selon l’écrivain uruguayen Eduardo Galeano, au cours des 500 années d’exploitation minière constante d’argent, étain et zinc. Maintenant, quatre mineurs meurent en moyenne chaque mois. Outre les maladies, il y a un risque d’éboulement dû au fait que le sommet de la montagne s’effondre. En 2014, l’UNESCO – qui l’avait désignée comme site du patrimoine mondial en 1987 – a ajouté Cerro Rico et Potosí à sa liste des sites en péril, en raison d’”opérations minières non contrôlées” qui risquent de “dégrader le site”.

Leur bouche remplie de feuilles de coca comme stimulant et contre la faim, la douleur et la fatigue, les mineurs ne sont pas bavards. Quand je leur ai dit que mon père avait travaillé pendant deux ans dans une mine de charbon en Belgique pour payer ses études d’ingénieur, venant de Grèce juste après la Seconde Guerre mondiale, ils n’ont pas réagi, mais ont simplement demandé si je travaillais dans une mine et si j’avais de l’argent. Un chauffeur jovial, cependant, m’a dit qu’il attendait que le prix des matières premières remonte pour revenir à la mine, car elle rapporte beaucoup plus qu’un taxi. Pourtant, sur 15.000 personnes qui y travaillent, aucun mineur ordinaire ne devient riche. Malgré la grande richesse que Cerro Rico a apportée aux rois et aux industriels, le département de Potosi reste l’un des plus pauvres de la Bolivie.

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Coroico, Bolivia, November 2015.  On the way from the Andes to the Amazon. En route des Andes vers l’Amazone.

Spartacus and Gannicus – the legendary leaders of the slave revolt again the Rome in the first century CE – and Bin Laden, together on the bus linking the capital in the Andes to Rurrenabaque in the Amazon lowlands. Zumbi dos Palmares, the king of the slaves revolted against the Portuguese in the 17th century, ought to be there too.

Spartacus et Gannicus – les chefs légendaires de la révolte d’esclaves contre Rome au premier siècle de notre ère – et Ben Laden, ensemble sur le bus reliant la capitale des Andes à Rurrenabaque dans la plaine amazonienne. Zumbi dos Palmares, le roi des esclaves révoltés contre les Portugais au 17ème siècle, devrait également être là.

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La Paz, Bolivia, November 2015.  On the cable car. Sur le téléférique.

View from the new (2014) cable car linking downtown with the populous ridge around the capital, the longest – also the highest at 3,700m! – cable car system in the world due, upon total completion, to reach 33.8 km with 11 lines and 30 stations. One must not be prone to vertigo to ride it! But, promoted by Evo Morales, it links mestizo neighborhoods to indigenous ones, and cuts a lot the commute away from the winding roads, full of traffic or demonstrations. And gives great views of triple-peaked Illimani (6438m) on one side, and of the peak of Huayna Potosi (6088m) to the north which rises above the ridge as we go higher and higher.

Vue sur le récent téléphérique (2014) reliant le centre-ville à la crête qui entoure la capitale, le plus long – le plus haut également, à 3 700 m! – système de téléphérique au monde devrait, une fois entièrement achevé, atteindre 33,8 km avec 11 lignes et 30 stations. Il ne faut pas avoir le vertige pour l’emprunter! Mais, promu par Evo Morales, il relie les quartiers métis du centre aux quartiers autochtones du dessus et réduit considérablement la navette quotidienne par les routes sinueuses, pleines de circulation ou de manifestations. Et il donne de superbes vues sur l’Illimani (6438 m) d’un côté et sur le sommet de l’Huayna Potosi (6088 m) au nord qui apparaît au-dessus de la crête à mesure que nous montons de plus en plus haut.

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La Paz, Bolivia, November 2015.  At the cemetery on All Saints’ Day. Au cimetière le jour de la Toussaint.

It’s not just miners who chew coca leaves against pain and fatigue, or simply as a stimulant, just as Europeans and North Americans drink coffee, sometimes all day long. Like generations of Indians, this woman is chewing coca leaves on the way to laying flowers on her family grave. She could be arrested for that, because, in another instance of Western views taking over the indigenous ones, the 1961 U.N. Single Convention on Narcotic Drugs equates coca with cocaine, and bans both.

In 2009 Bolivian president Evo Morales proposed to deleting the obligation to abolish the chewing of coca leaf. Out of 184 countries party to the treaty, 17 objected: the US, UK, Sweden, Canada, Denmark, Germany, the Russian Federation, Japan, Singapore, Slovakia, Estonia, France, Italy, Bulgaria, Latvia, Malaysia and Mexico.

The cocaine alkaloid content in coca leaf ranges between 0,5 and 1,0 percent. Actually the Coca-Cola company used it in their famous drink till 1903.

[Very sensible argumentation on the whole coca question by well-known activist Susan George’s, Amsterdam-based, Transnational Institute in https://www.tni.org/en/primer/coca-leaf-myths-and-reality]

Il n’y a pas que les mineurs qui machonnent des feuilles de coca contre la douleur et la fatigue, ou simplement comme un stimulant, comme les Européens et Nord-Américains boivent du café, parfois à longueur de journée. Comme des générations d’Indiens, cette femme mâche des feuilles de coca en allant de déposer des fleurs sur la tombe familiale. Elle pourrait être arrêtée car, dans encore un cas de domination occidentale, la Convention des Nations-unies de 1961 sur les stupéfiants assimile le coca à la cocaïne et interdit les deux.

En 2009, le président bolivien, Evo Morales, a proposé de supprimer l’obligation d’abolir la mastication de la feuille de coca. Sur les 184 pays parties au traité, 17 ont formulé des objections: États-Unis, Royaume-Uni, Suède, Canada, Danemark, Allemagne, Fédération de Russie, Japon, Singapour, Slovaquie, Estonie, France, Italie, Bulgarie, Lettonie, Malaisie et Mexique.

La teneur en alcaloïdes de la cocaïne dans la feuille de coca varie de 0,5 à 1,0%. En fait, la société Coca-Cola l’a utilisée dans sa célèbre boisson jusqu’en 1903.

[Très bonne présentation du sujet par le Transnational Institute d’Amsterdam, présidé par la bien connue activiste internationale Susan George, https://www.tni.org/en/primer/coca-leaf-myths-and-reality]

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La Paz, Bolivia, November 2015.  Eking out a meager living by peddling at the cemetery on All Saints’ Day. Pour gagner une maigre vie en colportant au cimetière la Toussaint en colportant au cimetière le jour de la Toussaint.

Actually Susan George has also written (in 1976 already) “How the Other Half Dies: The Real Reasons for World Hunger”, welcomed by economist and Harvard professor John Kenneth Galbraith as “A most intelligent, urgent and thought-provoking book on a truly vital subject”.

“In the book, George examines and disputes two popular ideas: first, that there is not enough food, and second, that the world is over-populated. She argues that the planet could easily feed its present population and many more. She also insists that the problem is not climate change and that food technology will not provide the solution. George instead believes that the problem is that world food supply is controlled by the wealthy elite and that the poor have no say on the terms of trade that keep them hungry. The title is a parody of Jacob Riis’s book How the Other Half Lives”. [Wikipedia]

En fait, Susan George a également écrit (en 1976 déjà) “Comment l’autre moitié meurt: les vraies raisons de la faim dans le monde”, salué par l’économiste et professeur à Harvard, John Kenneth Galbraith, comme “un livre extrêmement intelligent, urgent et stimulant sur un sujet réellement vital “.

«Dans le livre, George examine et conteste deux idées populaires: premièrement, il n’y a pas assez de nourriture, et deuxièmement, le monde est surpeuplé. Elle soutient que la planète pourrait facilement nourrir sa population actuelle et bien d’autres. Elle insiste également sur le fait que le problème n’est pas le changement climatique et que la technologie alimentaire ne fournira pas la solution. Au lieu de cela, George pense que le problème est que l’approvisionnement mondial en produits alimentaires est contrôlé par l’élite des riches et que les pauvres n’ont pas leur mot à dire sur les termes de l’échange qui les maintiennent dans la faim. Le titre est une parodie du livre de Jacob Riis, How the Other Half Lives “. [Wikipedia]

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La Paz, Bolivia, November 2015.  At the cemetery on All Saints’ Day. Au cimetière le jour de la Toussaint.

The wealthier ones hire a musical group – some were Mariachis – to play for their dead ones, and many bring along a bottle of cheap singani, from the native Aymara word “siwingani”, the place where sedges grow” (Cyperaceae). This liquor has a long history. Grapes were introduced by the missionaries in the 16th century, for they needed wine for their liturgies. Soon a distilled spirit was made out of the muscat of Alexandria variety. A major producing region was near the “Imperial City of Potosi”, at that time one of the largest and richest cities in the world, and by far the largest city in the Americas, and a major alcohol consumer

But what was mainly used for conviviality has evolved into alcoholism. Increasing contact with Western civilization – including urbanization and modernization – resulted in year-round access to large supplies of commercial alcohol and exposure to alcohol-misusing role models. Together with decreases in subsistence farming and income have resulted, as many studies have shown, in major problems such as domestic violence and coercive sex.

Les moins démunis engagent un groupe musical – certains sont des mariachis – pour célébrer leurs défunts, et beaucoup apportent une bouteille de singani bon marché, du mot aymara «siwingani», “l’endroit où poussent les Cypéracées». Cette liqueur a une longue histoire. Les raisins ont été introduits par les missionnaires au 16ème siècle, car ils avaient besoin de vin pour leurs liturgies. Bientôt, un esprit distillé fut fabriqué à partir de la variété du muscat d’Alexandrie. Une grande région productrice était proche de la «ville impériale de Potosi», qui était à l’époque une des villes les plus grandes et les plus riches du monde, et de loin la plus grande ville des Amériques … et un grand consommateur d’alcool.

Mais ce qui était principalement utilisé pour la convivialité a évolué en alcoolisme. Le contact croissant avec la civilisation occidentale – y compris l’urbanisation et la modernisation – a entrainé l’accès toute l’année à de grandes quantités d’alcool commercial et une exposition à des modèles de consommation abusive d’alcool. Comme le montrent de nombreuses études, la baisse de l’agriculture de subsistance et des revenus ont entraîné des problèmes majeurs tels que la violence domestique et les rapports sexuels coercitifs.

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Rurrenabaque, Bolivia, November 2015. In the Amazonan lolwlands. Dans la forêt amazonienne au pied des Andes.

Hearing the roar over the … howling of the many Red howlers (Alouatta sara), our guide managed to catch a baby-peccary (wild boar, Tayassuidae) out of a herd running through the Amazonian jungle and leaving a powerful smell. He quickly returned it.
Entendant le grondement malgré les nombreux … hurlements des singes hurleurs, notre guide a réussi à attraper un bébé Tayassuidé (sanglier) hors d’un troupeau qui traversait à toute allure la jungle amazonienne, laissant derrière lui une odeur puissante. Il l’a vite remis dans la nature.

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Salar de Uryni, Bolivia, November 2015.  At sunset. Au coucher du soleil.

A show ! That is the word that best describes the situation, sorry, the current civilization … This title of next country’s famous writer and ex-presidential candidate, Mario Vargas Llosa (La civilización del espectáculo), jumped to my mind when I was looking at two young Japanese of our group adopt acrobatic poses to take pictures of the famous Salar de Uyuni, and that had been the same at the Cristo Redentor of Rio de Janeiro, at the Patagonian National Park of Torres del Paine, and wherever there is a famous spot.

The paroxysm was the young Lithuanian we met in the streets of Uyuni. He had just landed on a flight where 20 passengers had been shaken in a small plane – wanting to avoid the 550 km/10 hours of bumpy road, comfort is the motto of tourists – he had immediately rented a taxi for an hour of travel in the Salar – “To take the pictures of what we see on the internet” – and now he was ready to take the plane back to La Paz …

Rosemary, the very active travel agent, assaulted me on the return of the Salar: “Tomaron muchas fotos ?!” She did not ask me if we liked the tour, if we discovered things, if the guide was good.

Le spectacle ! voila le mot qui décrit bien la situation, pardon, la civilisation actuelle… ce titre de l’écrivain du pays voisin, Mario Vargas Llosa (La civilización del espectáculo), m’est sauté à l’esprit quand je regardais les deux jeunes Japonais de notre groupe adopter des poses acrobatiques pour se prendre en photos sur le fameux Salar de Uyuni, et cela avait été la même chose au Cristo Redentor de Rio de Janeiro, au parc national patagonien de Torres del Paine, et partout où il y a un endroit célèbre.

Le paroxysme était ce jeune Lithuanien que nous avons rencontré dans les rues de Uyuni. Il venait de débarquer d’un vol où 20 passagers avaient été secoués dans un petit coucou – ayant voulu éviter les 550 km / 10 heures de route cahoteuse, le confort est la devise des touristes – tout de suite il avait loué un taxi pour une heure de trajet dans le Salar – “Pour prendre les photos qu’on voit sur internet” – et maintenant il allait reprendre l’avion pour La Paz…

Rosemary, la très active agente de voyage, m’a assailli dès le retour du Salar: “Tomaron muchas fotos?!” Elle ne m’a pas demandé si on a aimé le tour, si on a découvert des choses, si le guide était bon.

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Incahuasi island, Salar de Uyuni, Bolivia, November 2015.

The world’s largest salt flat (10,582 km2), entirely flat, near the crest of the Andes, at an elevation of 3,656 meters, covered by a few meters of salt crust (10 billion tons of which less than 25,000 is extracted annually from the miners of the Colchani cooperative), exceptionally rich in lithium (9 million tons), 50% to 70% of the world’s known reserves of this lightest solid element, a vital component of many electric batteries from cell phones and laptops to electric cars. Surprisingly, only a Bolivian pilot plant mining plant is currently at the site, but Evo Morales is moving ahead, trying to reign in future exploitation by foreign corporations.

Lithium-ion battery production is forecast to double to eight billion cells by 2025. And the world price for lithium carbonate has almost doubled in a short span of time to about $13,000 per ton. If electric cars pick up and if no more efficient or cost-effective element is found, lithium may replace oil and emerge as one of the most important commodities on earth, and Bolivia a new Saudi Arabia. Right now the top producers are Australia, Chile, and Argentina, but with smaller reserves.

The Salar de Uyuni is also a breeding ground for the Chilean (Phoenicopterus chilensis), Andean (Phoenicoparrus andinus), and James’ or puna flamingos (Phoenicoparrus jamesi). Right at its center, the Incahuasi island is home to hundreds of gigantic cacti (Echinopsis atacamensis), growing up to 12 m, with beautiful flowers and wood which can be used in building and in furniture. The island has also fossils and algae as it was the top of an ancient volcano, part of a giant prehistoric lake, about 40,000 years ago.

Les plus grandes salines au monde (10.582 km2), totalement plates, situées près de la crête des Andes, à 3.656 mètres d’altitude, recouvertes de quelques mètres de croûte de sel (10 milliards de tonnes dont moins de 25.000 sont extraites chaque année par les mineurs de la coopérative de Colchani), exceptionnellement riches en lithium (9 millions de tonnes), soit 50% à 70% des réserves mondiales connues de cet élément solide le plus léger, composant essentiel de nombreuses batteries électriques, des téléphones portables aux ordinateurs en passant par les voitures électriques. Étonnamment, seule une usine minière pilote en Bolivie se trouve actuellement sur le site, mais Evo Morales va de l’avant en essayant de contrôler l’exploitation future de sociétés étrangères.

La production de batteries lithium-ion devrait doubler pour atteindre huit milliards de cellules d’ici 2025. Et le prix mondial du carbonate de lithium a presque doublé dans un court laps de temps pour atteindre environ 13.000 dollars par tonne. Si les voitures électriques prennent de l’ampleur et si aucun élément plus efficace ou rentable n’est trouvé, le lithium pourrait remplacer le pétrole et devenir l’un des produits les plus importants au monde, et la Bolivie une nouvelle Arabie saoudite. À l’heure actuelle, les principaux producteurs sont l’Australie, le Chili et l’Argentine, mais avec de plus petites réserves.

Le Salar de Uyuni est également un terreau fertile pour les Flamants du Chili, des Andes et de James. En son centre, l’île d’Incahuasi abrite des centaines de cactus (Echinopsis atacamensis) gigantesques, atteignant 12 m, avec de belles fleurs et du bois pouvant servir à la construction et à l’ameublement. L’île possède également des fossiles et des algues, car elle était au sommet d’un ancien volcan, faisant partie d’un lac préhistorique géant, il y a environ 40 000 ans.

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La Paz, Bolivia, November 2015.

Unfortunately, but understandably for all the exploitation, disturbance, and contempt they have experienced from the conquistadores and their descendants during half a millennium, most Indians are downright unpleasant, more so in Bolivia. Let alone they speak their own dialect. Communication did not usually get anywhere.

Unfortunately too, their shape is bulging. Their original diet – corn (86), potatoes (77), quinoa (111), beans (347) – is already calorie-prone (per 100 grams), added to imported rice (130), wheat (327), and meat, including beef (250), pork (242), and chicken (239). Chicken! The very friendly owner of the brand new guesthouse next to the bus station in La Paz was himself a pollero, a chicken farmer for thirty years, and he told us that for any occasion, marriage, birth, divorce, death, Bolivians celebrate it with … chicken!

A note on quinoa. As this has become the rage in the West, local consumption decreased by 34% over the past five years as prices tripled, and quinoa costs now five times as the rice. While the agricultural workers of the south have seen their living standard rose, their children are showing chronic malnutrition symptoms as they turn to cheaper, processed foods.

Malheureusement, mais de manière compréhensible vu l’exploitation, les perturbations et le mépris auxquels ils ont été soumis par les conquistadores et leurs descendants pendant un demi-millénaire, la plupart des Indiens sont carrément désagréables, particulièrement en Bolivie. Sans parler qu’ils ont leur propre dialecte. La communication n’aboutissait généralement pas.

Malheureusement aussi, leur forme est bombée. Leur régime alimentaire d’origine – maïs (86), pommes de terre (77), quinoa (111), haricots (347) – est déjà plein de calories (pour 100 grammes), ajouté aux nouveaux aliments introduits par les Espagnols: riz (130), blé (327) et viande, y compris boeuf (250), porc (242) et poulet (239). Poulet! Le très sympathique propriétaire de la toute nouvelle pension située à côté de la gare routière de La Paz était lui-même un pollero, un éleveur de poulet pendant trente ans, et il nous a dit que pour toute occasion, mariage, naissance, divorce, décès, les Boliviens les célèbrent avec du… poulet!

Un mot sur le quinoa. Comme cet aliment fait fureur en Occident, la consommation locale a chuté de 34% au cours des cinq dernières années, les prix ayant triplé, et le quinoa coûte maintenant cinq fois plus cher que le riz. Alors que les ouvriers agricoles du sud ont vu leur niveau de vie augmenter, leurs enfants présentent des symptômes chroniques de malnutrition du fait qu’ils se tournent vers des aliments transformés, moins chers.

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