London to Calcutta

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Quetta-Multan, Pakistan, October 1994.

You probably won’t remember that we missed India in October 1994 due to the bubonic plague. Five years later, we were visiting my cousins in London as well as Rutland Water’s big birdwatching fair. We crossed the Channel with our 13-year old Nissan (on a ferry), reached Greece via Romania and Bulgaria’s back roads, and left the car there. This time, we knew better and we scorned at the official Thessaloniki-Istanbul bus, took the overnight, state-subsidized train to the closest border point — a mini-station — walked three kilometers, hitch-hiked to Istanbul on a Ukrainian truck (walking across the bridge connecting Greece with Turkey is prohibited by the military), and continued with the so-called express Istanbul-Tehran bus.

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Karimabad, Pakistan, October 1994.

After visiting the Iranian and Pakistani friends we had made during the first trip, we reached the Indian border through a series of minivans and finally walked across the deserted stretch between the two enemy brothers. The next high point was the Himalayas which we crossed in a counter-clock wise loop, first touching gorgeous Ladakh, then war-inflicted Kashmir where we fell prey not to the soldiers or militants but to Dal Lake’s desperate boat-house owners. At the end of two months and close to 15.000 km (over 9,000 miles) on less than acceptable roads, we finally reached Calcutta. The last train ride had been excruciating — after we waited 18 hours on Varanasi’s platform a train that was “at least 24 hours late, probably more”, we forfeited our booked berths and jumped on another one on the hallway floor of which we spent the following 16 hours to destination. That justified our crossing the Indian Ocean and treating ourselves to a two-week rest in our dear Thailand, on the Mekong River, right across from Laos …

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Tikse, Ladakh, October 1999.

Vous ne vous rappelerez sans doute pas que nous avons raté l’Inde en octobre 1994 à cause de la peste bubonique. Cinq ans plus tard, nous visitions mes cousins à Londres ainsi que la grande foire d’oiseaux à Rutland Waters. Nous avons traversé la Manche avec notre vieille Nissan (mais sur un ferry!), sommes arrivés en Grèce via les routes de campagne roumaines et bulgares. Cette fois, nous étions plus malins. Au lieu du bus officiel Thessaloniki-Istanbul, nous avons pris le train de nuit pour un cinquième du prix jusqu’à la mini-station de Peplos, avons marché les trois kilomètres jusqu’à la frontière, fait du stop jusqu’ Istanbul avec un camion ukrainien (traverser à pied le pont unissant — ou séparant — la Grèce et la Turquie est interdit par les militaires), et continué avec le dit bus express Istanbul-Téhéran.

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Peshawar, Pakistan, October 1994.

Après avoir rendu visite aux amis iraniens et pakistanais que nous nous étions faits lors du premier voyage, nous sommes arrivés à la frontière de l’ Inde par une série de minibus et avons parcouru à pied le dernier morceau désert séparant les frères ennemis. L’attraction suivante était l’Himalaya que nous avons traversé dans le sens contraire aux aiguilles d’une montre, en commençant par le magnifique Ladakh, pour ensuite passer au torturé Kashmir où nous avons été les victimes non pas de la soldatesque ou des militants, mais des bateliers-hôteliers affamés du fameux lac Dal de Srinagar. Au bout de deux mois et près de 15.000 kilomètres sur des routes souvent éprouvantes, nous avons finalement atteint Calcutta. Le dernier trajet en train a été particulièrement éreintant, après avoir attendu 18 heures sur les quais de Bénarès un train qui devait finalement avoir “au moins 24 heures de retard, sans doute davantage”, nous avons renoncé à nos couchettes réservées et avons sauté dans un autre sur le plancher duquel nous avons passé les 16 heures suivantes. Vous comprendrez pourquoi nous avons décidé de traverser l’océan indien et nous payer deux semaines de repos dans notre chère Thaïlande, au bord du Mékong, juste en face du Laos…

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