Little Asian Loop

China

We had seen enough of Xi’an, Shanghai, Beijing the terracotta soldiers army, the Bund, the Forbidden City in our 1994, 2008, and 2012-13 trips. From magazines – even airline brochures – I had made over the years a list of ancient villages or towns worth visiting, I put them on a map, and linked them through the very extensive railway grid. The closest to Nanjing where our friend Rose lives were Xidi, Hongcun, Fengcun, Chengkan, Shexian,Yuliang, ancient Anhui villages, and in the neighboring province of Jiangxi: Little Likeng and Sixi.

Shery, our other close friend, from Guangzhou (formerly Canton) in the south, was central to the Tulous clusters, and to the amazing landscapes of the Zhangjiajie granite towers, the three Yangtze river gorges, the Tiger Leaping Gorge, and the Yuanyang rice terraces.

Nous en avions assez vu de Xi’an, Shanghai, Pékin, l’armée des soldats en terre cuite, le Bund, la Cité interdite, dans nos périples de 1994, 2008 et 2012-13. À partir d’articles de magazines – même de brochures de compagnies aériennes – j’avais fait au fil des ans une liste d’anciens villages ou bourgades qui valaient la peine d’être visités. Je les ai mis sur une carte et les ai reliés par le très vaste réseau ferroviaire. Les plus proches de Nanjing où vit notre amie Rose étaient Xidi, Hongcun, Fengcun, Chengkan, Shexian, Yuliang, d’anciens villages Anhui, et dans la province voisine de Jiangxi: Little Likeng et Sixi.

Shery, notre autre proche amie, de Guangzhou (anciennement Canton) dans le sud, était au cœur des Tulous, et des étonnants paysages des tours de granit de Zhangjiajie, des trois gorges du fleuve Yangtze, de la Gorge du saut du tigre et des rizières en terrasses de Yuanyang.

Yuanyang, Yunnan, China, November 2017. Rice terraces.

To those human and natural sites we added two areas. One was an isolated region we had unknowingly passed by in 2008 while crossing Xinjiang during our 40th north parallel TransAsian travel, continuing east after Urumqi: Djungharia. Tucked between Kazakhstan, Mongolia, and Siberia, in the northernmost corner of China, it has different spellings: Zungaria, Dzungharia, Zungharia, Dzhungaria, Zhungaria, Jungaria. In any case it is a Mongolian word and comes from the Djungar khanate, a steppe nomadic chiefdom in the 17th century.

À ces sites humains et naturels, nous avons ajouté deux endroits. L’un était une région isolée que nous avions longée sans le savoir en 2008 lors de notre voyage transasiatique le long du 40e parallèle nord, poursuivant vers l’est après Urumqi: la Djungharie. Nichée entre le Kazakhstan, la Mongolie et la Sibérie, dans le coin le plus septentrional de la Chine, elle a différentes orthographes: Djungharie, Zungarie, Zungharie, Dzhungarie, Zhungarie, Jungarie. En tout cas, c’est un mot mongol et vient du khanat de Djungar, chefferie nomade des steppes au XVIIe siècle.

The other area we wanted to visit was the Labrang Tibetan Buddhist monastery (of the Gelug school), the biggest outside Tibet, in the Gannan Tibetan Autonomous Prefecture. A whole city, with its own rules and prayers, tuck at the end of a long valley full of… Muslim mosques. Want to know its full name? Wikipedia’s: Genden Shédrup Dargyé Trashi Gyésu khyilwé Ling. My (terrible but you get the meaning) reconstruction: Gelug possessed of virtue, teaching and practice, spread and flourish, lucky whoever comes together on an island shining in the section of a large monastery. I studied two years of Hindi (plus Buddhist philosophy, including the Upanishads, South Asian history and politics, etc) but Tibetan is closer to Sanskrit, the ancient language of India. No more help than modern Greek to comprehend its ancient version.

L’autre endroit que nous voulions visiter était le monastère bouddhiste tibétain de Labrang (de l’école Gelug), le plus grand en dehors du Tibet, dans la préfecture autonome tibétaine de Gannan. Une ville entière, avec ses propres règles et prières, nichée au bout d’une longue vallée remplie de … mosquées musulmanes. Vous voulez connaître son nom complet? Wikipédia dit: Genden Shédrup Dargyé Trashi Gyésu khyilwé Ling. Je dis (reconstruction terrible mais on saisit le sens): Gelug possédait la vertu, l’enseignement et la pratique, se répandait et s’épanouissait, chanceux celui qui se réunit sur une île qui brille dans la section d’un grand monastère. J’ai fait deux ans d’hindi (plus la philosophie bouddhiste, y compris les Upanishads, l’histoire et la politique de l’Asie du Sud, etc.) mais le tibétain est plus proche du sanskrit, l’ancienne langue de l’Inde. Cela n’aide pas plus que le grec moderne pour comprendre sa version ancienne.

India-Pakistan

I don’t longer remember where I heard of Kalibangan, an important town in the Indus Valley civilization.

For years we had wanted to go to Rajasthan, the desert, the colors, the fabrics, especially the potteries. And the starting point of the gypsies’ western migration, a long journey admirably described in the musical documentary Latcho Drom ( “Happy travel” – “dromos” means “avenue” or “race track” in ancient Greek, “road” in modern Greek).

From my ornithological trips I have known for years the water buffaloes (Bubalus bubalis) (and their very tasty meat, although we are not very carnivorous) from Lake Kerkini in the north of Greece, which includes 80% of their Greek population (and more than 100 species of birds!), located right on the gypsy immigration path. I imagined how they brought them from their native Rajasthan, more than 1000 years ago, using these precious animals to transport heavy loads, and to feed on their milk and heat with their dung.

Bikaner, Rajasthan, India, December 2017. Camel farm.

And now there was also this civilization to discover. Aside from the Venezuelan Tepuy, the Indus Valley is another region that fascinates me. The names of Harappa and Mohenjo Daro have always seemed mythical, the two best-known cities of one of the oldest civilizations, alongside Mesopotamia and Egypt, with its peak between 2500 and 2000 BCE.

In October 1994 we had made our first foray into the Pakistani part of the Indus, crossing Baluchistan which formed the western limit of this civilization, and we stopped at Kot Addu, a big village (over 100,000 inhabitants!) on the banks of the imposing Indus River. But we were prevented from entering India due to the bubonic plague raging especially in the south of Rajasthan, in the Indian state of Gujarat. Its epicenter was in the big city of Surat on the coast of the Arabian Sea, formerly bordering the Indus civilization. A quarter century later we could explore the Indian part of the Indus valley.

Je ne me rappelle plus où j’ai entendu parler de Kalibangan, une ville importante de la civilisation de la vallée de l’Indus.

Cela fait des années que nous voulions aller au Rajasthan, le désert, les couleurs, les tissus, surtout les potteries pour Blanca, encore plus le point de départ des gitans vers l’ouest, long périple admirablement décrit dans le documentaire musical Latcho Drom (“bon voyage”, “dromos” signifie “avenue” ou “chemin de course” en grec ancien, “route” en grec moderne).

De mes voyages ornithologiques je connaissais depuis des années les buffles d’eau (Bubalus bubalis) (et leur très savoureuse viande, bien que nous sommes peu carnivores) du lac Kerkini dans le nord de la Grèce, qui comprend 80% de leur population grecque (et plus de 100 espèces d’oiseaux!), situé en plein sur le chemin d’immigration des gitans. J’imaginais comment ceux-ci les avaient amenés de leurs terres natales en Inde, il y a plus de 1000 ans, se servant de ces précieux animaux pour transporter de lourdes charges, et pour s’alimenter de leur lait et se chauffer avec leur bouse.

Et maintenant il y avait aussi cette civilisation à découvrir. À part les Tepuy vénézuéliens, la vallée de l’Indus est une autre région qui me fascine – les noms de Harappa et Mohenjo Daro m’ont toujours semblé mythiques, les deux villes les plus connues d’une des plus anciennes civilisations, que l’on la met aux côtés de la Mésopotamie et de l’Egypte, avec son apogée entre 2500 et 2000 avant notre ère.

En octobre 1994 nous avions fait une première incursion dans la région pakistanaise de l’Indus, traversant le Balouchistan qui formait la limite occidentale de cette civilisation, et nous nous étions arrêtés à Kot Addu, une grosse bourgade (plus de 100.000 habitants!) sur les bords de l’imposant fleuve Indus. Mais nous avions été empêchés d’entrer en Inde par la peste bubonique qui sévissait surtout au sud du Rajasthan, dans l’état indien du Gujarat, avec l’épicentre dans la grande ville de Surat sur la côte de la mer d’Arabie, autrefois en bordure de la civilisation de l’Indus. Un quart de siècle plus tard nous pouvions enfin explorer la partie indienne de la vallée de l’Indus.